21 / 01/ 2005 Sylvie Le Bars - Arkandis
Le jeudi 20 janvier se déroulait à l’université Paris 8, une journée d’étude intitulée « Organisation des connaissances ». organisée par F. Papy et S.Chauvin du laboratoire Paragraphe . Des diverses interventions - Jean Michel - Jean Heutte - Bruno Bachimont - Manuel Zacklad - Claude Baltz, j’ai choisi de résumer celle de Michel Autier de Trivium ébouriffante qui s’intitulait Cartographie des ignorances VS organisation des connaissances. Je reviendrai ultérieurement sur celle de Jean Michel qui propose une approche opérationnelle de l’organisation des connaissances.
Notre société est dans un mouvement permanent qui ne permet plus d’anticiper les savoirs qui seront nécessaires pour résoudre les problèmes qui se posent.
La crise des savoirs a été tout d’abord identifiée dans les universités, mais elle a très vite gagné les entreprises. Les projets n’aboutissent jamais, et ils sont toujours remplacés par de nouveaux. Le turn over des objets, et des organisations est supérieur à celui des personnes.
Avec la numérisation, le document s’est liquéfié. Le document était cristallin, parfait, organisé, il avait une identité qui ne pouvait pas être remise en cause. Avec la numérisation, le texte sort de sa linéarité et donc de sa géométrie au profit d’une recomposition lié au regard de son utilisateur. La métaphore de l’information liquide semble parfaitement en cohérence avec le vocabulaire utilisé pour en parler: « baigner dans l’information, se noyer dans l’information, un océan d’informations, surfer ». On pourrait donc parler de déglaciation du document par la numérisation.
La connaissance est subjective. Connaître c’est co naître, soit naître avec. Tout être humain s’inscrit en permanence dans un processus de production de connaissances. Le savoir quant à lui est une forme instituée de la connaissance. Le savoir tente d’être universel.
Humain est sur un tapis roulant qui va de plus en plus vite, il doit gérer cette dynamique sans plus aucunes références stables, sans pouvoir anticiper les problèmes qu’il va rencontrer. Là où il y a connaissance, il n’y a pas de problème. Le problème peut être interprété comme un manque de connaissance. Le problème est un obstacle dans la dynamique –obstacle sens étymologique du mot problème- de la trajectoire d’une entreprise.
3 stratégies de résolutions de problèmes.
1 - Plonger le problème dans l’information pour le dissoudre – di solution- 2 - Trouver le problème canonique déjà résolu qui ressemble au problème rencontré. 3 - Trouver parmi vos connaissances, au sens personnes que vous connaissez, celle qui saura trouver la solution du problème. On pourrait alors parler d’absolution ab solution, stratégie qui consiste à mettre le problème à côté de soi.
En conclusion, dans un monde en mouvement, il y a des entreprises qui croient se fixer des objectifs, alors qu’elles devraient se fixer des subjectifs (des humains) cf « Les arbres de compétences ».
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La problématique de la perception subjective résolue par la méthode Réflexion Hors de la Caisse
Voir aussi mon billet.
A+
Comment by Petitprince — 23 / 01/ 2005 @ 12:36
Organisation des connaissances et cartographie des ignorances
J’ai raté la journée du 20 janvier sur l’Organisation des Connaissances organisée par le laboratoire Paragraphe de Paris 8; heureusement Arkandis alias Sylvie Le Bars y était pour nous. Merci Sylvie pour tes notes.
Trackback by globeing.net — 24 / 01/ 2005 @ 10:08
les de la recherche en Sciences Humaines et Sociales l’intégralité des interventions. Billet rédigé sur ce sujet. Cat: g […]
Pingback by Arkandis - Sylvie Le Bars :: Formule de rattrapage — 28 / 03/ 2005 @ 13:49
ourrait alors parler d’absolution ab solution, stratégie qui consiste à mettre le problème à côté de soi.
Comment by Оптимизация сайтов — 03 / 06/ 2007 @ 0:26