14 / 12/ 2005 Sylvie Le Bars - Arkandis
Un lancé de dés. Vous tombez sur la case Communautés de Pratiques alors rendez-vous immédiat sur Biotope.
Un panorama à vous laisser sans voix.
Sylvie Le Bars - Arkandis
Et si le mot-clé associé à une URL dans del.icio.us ne décrivait pas le contenu, mais l’usage ou le contexte ?
L’usage.
Le « tag usage » ouvre des perspective pour préciser l’usage que l’on a fait ou que l’on compte faire d’une URL : ressource utilisée pour écrire un article, ressources à consulter pour étayer un dossier, ressource à consulter pour choisir la destination des prochaines vacances… Dans un contexte altruiste il peut constituer une recommandation pour un lecteur.
Le contexte.
Le « tag contexte » s’impose pour décorer une ressource d’un minimum de contexte qui explique, justifie sa présence dans une collection de bookmarks. Cette justification est indispensable pour inscrire une ressource dans une histoire. Et cette histoire est bien souvent en relation avec une autre ressource qui en est à l’origine. Ainsi de façon très pionnière, Livia Labate a enregistré et taggé ,dans son espace del.icio.us, toutes les références proposées par Peter Morville dans son livre Ambiant Findability. Dans son del.icio.us seules les références extraite du livre de Morville sont référencées par le tag ambiantfindability. Ce tag référence typiquement un contexte.. Ce contexte est encore renforcé, dans le champ note, par une description de la page dans laquelle cette ressource est citée. Un travail très utile qui aurait pu être réalisé par l’auteur lui même. Je n’ai pas encore rencontré d’article ou d’ouvrage dont les références sont directement gérées avec del.icio.us. Un service à développer, qui permettrait à l’auteur d’enrichir les ressources, de les mettre à jour. Ainsi un article ou un livre pourrait conserver une fraîcheur renouvelée.
Et pourquoi pas bookmarker une page de bookmarks. C’est immédiat, moins coûteux en lecture que l’abonnement RSS à un tag. Une sorte de méta-tag. Une piste à explorer.
Le blog de Livia Labate
Une présentation de Livia sur IAinstitute.org
Voir aussi Joho the Blog
07 / 12/ 2005 Sylvie Le Bars - Arkandis
La présentation de la conférence ISKO 2006 qui se tiendra à Nantes du 26 au 30 Juin 2006 est remarquable. Je vous la livre tout de go :
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La conférence ISKO-2006
La question de la classification des connaissances n’est pas nouvelle mais, en raison d’une part de la profusion des sources d’informations électroniques et du développement des dispositifs d’interrogation en ligne - particulièrement les outils de recherche sur Internet - d’autre part, cette question prend un sens neuf.
Depuis longtemps, les mondes de la bibliothéconomie et de la documentation partagent le souci d’organiser et de classifier le savoir. A cette fin, ils ont conçu et développé des systèmes classificatoires spécifiques qui ne doivent être confondus ni avec les taxinomies scientifiques, ni avec les nomenclatures, ni enfin avec les systèmes des sciences proposés par les philosophes même si ils en ont subi l’influence.
Sans remonter jusqu’aux origines des systèmes classificatoires (la logique d’Aristote ou l’arbre de Porphyre), l’histoire des classifications est marquée par les apports de nombreux philosophes tels que Francis Bacon, Leibniz, Diderot et d’Alembert ou encore Auguste Comte qui ont influencé la conception des grandes classifications bibliothéconomiques, notamment celle de Melvil Dewey de 1885 (Dewey Decimal Classification), celle de Paul Otlet et Henry La Fontaine (Classification Décimale Universelle) publiée en 1910, ou encore celle de S.R. Ranganathan (Colon Classification) qui date des années 30-40. Une approche complémentaire propre à la documentation est celle des langages d’indexation fondés sur les thesaurus qui, avec le développement des systèmes d’information documentaire, constituent toujours un outil efficace de recherche d’information malgré les progrès des techniques de recherche fondée sur le langage naturel.
On constate donc que la question de la classification des connaissances n’est pas nouvelle mais, avec la quantité croissante d’informations sur les différentes sphères d’Internet, elle prend un sens neuf. En effet, face téraoctets de données disponibles, Internet renouvelle les enjeux liés à la structuration et l’organisation de l’information : - la construction du sens: pour tenter de faire émerger et de construire du sens à partir de ce désordre informationnel, de multiples outils classificatoires, comme les index, les annuaires, les métadonnées, les ontologies, sont utilisés, de même que des techniques telles que la catégorisation automatique ou la cartographie dynamique et interactive ; - l’accès au savoir: pour pallier le manque d’habilité documentaire des usagers, des outils de plus en plus sophistiqués, utilisant les techniques indiquées précédemment et d’autres encore, visent à orienter l’usager dans la masse de données en prolongeant ses capacités cognitives de recherche, de lecture et d’analyse ; - la personnalisation de l’information: enfin, pour filtrer l’information pertinente, voire stratégique, il importe de disposer de dispositifs susceptibles d’analyser et de modéliser les besoins informationnels propres aux usagers et d’identifier leurs pratiques et comportements informationnels.
Les réponses à ces enjeux sont multiples, issus de la linguistique, de l’informatique, des sciences cognitives et bien sûr des sciences de l’information, qui suggèrent de nouvelles approches et de nouvelles pratiques de classification à l’heure d’Internet.
C’est dans ce contexte que le chapitre français de l’ISKO (International Society for Knowledge Organization) organise une journée scientifique consacrée aux « Pratiques et méthodes de classification du Savoir à l’heure d’Internet ». S’adressant aussi bien aux chercheurs qu’aux praticiens, cette rencontre est structurée autour de deux thèmes : - l’apport des outils classificatoires pour l’organisation du savoir électronique ; - l’héritage des outils de classification bibliothéconomiques et documentaires à l’heure d’Internet.
Sylvie Le Bars - Arkandis
L’initiateur de cette idée est Tom Gruber.
Tom Gruber se présente ainsi sur son espace personnel sur le web : tomgruber.org : Tom Gruber is an innovator in technologies that extend human intelligence.
Il vient de publier un article : Ontology of Folksonomy: A Mash-up of Apples and Oranges
Cet article prolonge l’article de Shirky -commenté ici- en ré intoduisant les ontologies pour l’interopérabilité des tags.
Gruber propose de créer un groupe de travail pour définir une ontologie qui permettrait aux différentes applications qui hébergent du contenu indexé par des mots-clés –tags- du genre del.icio.us ou Flickr, de mixer –mashup- leurs contenus. Cette agrégation nécessiterait un minimum d’interopérabilité qui peut se traduire par une ontologie.
Attention il est bien question d’ontologie sur la façon d’associer un mot-clé à un objet, et non une recommandation sur les mots-clés eux-mêmes.
C’est en effet une piste intéressante, tant que l’on confie du contenu à des plates-formes différentes, les signets ici, les photos là, son réseau social ailleurs…
Indépendamment de cette réflexion sur l’interopérabilité des plates-formes dont le contenu est valorisé par les utilisateurs, je recommande la lecture de l’article qui expose brillamment l’apport des tags à la recherche collaborative.
[via Cataloga]
06 / 12/ 2005 Sylvie Le Bars - Arkandis
Luc Fayard dans un article publié la semaine passée par les échos éreinte les Wikis…. Enfin surtout Wikipédia, sauf qu’il commence son article par ces quelques phrases :
- Le travail collaboratif sur le Web, illustré par les sites wiki, est-il un exemple à suivre pour les entreprises ? Qui peut participer, comment et pourquoi ? Peut-il offrir une alternative aux lourds systèmes de gestion des connaissances (« knowledge management » en anglais), dont on parle depuis vingt ans sans qu’ils aient jamais fait leurs preuves, à part dans quelques entreprises pionnières qui y ont dépensé beaucoup d’argent pour un maigre résultat ? Ma réponse est non. Malheureusement. C’est un nouveau mythe du système Web à balayer.
Ensuite il n’ argumente aucunement cette démolition en règle de ce type d’outil collaboratif. Il se contente de démolir Wikipédia. Pas un mot sur l’usage des wikis en entreprise… Copie à revoir.
La réponse des Wikistes convaincus c’est ici.
