Un nouvel exemple de social Bookmarking en entreprise

26 / 05/ 2006 Sylvie Le Bars - Arkandis

Le Collaborative Web Tagging Workshop qui se déroulait le 22 mai 2006 dans le cadre de WWW2006 nous permet de compléter la liste des applications de « social bookmarking » en entreprise : “Onomi: Social Bookmarking on a Corporate Intranet”. Experience menée depuis 6 mois au sein de MITRE.

Quelques extraits qui me paraissent particulièrement significatifs : “We have several sub-hypotheses under our main objective of showing that social bookmarking will provide value to our company. • Provides research analysts with a place to share research findings • Social bookmarking will feed expertise finding & user profiling • Social bookmarking will help to form and support social networks around interest areas • Social bookmarking can enhance the value of other information retrieval and aggregation capabilities on our intranet • The emerging “folksonomy” will influence or augment our corporate subject taxonomy strategy

We named our system onomi, derived appropriately from the suffix of “taxonomy” or “folksonomy.”

The onomi system consists of a single Apache Web Server and a single MySQL database server.

There are several ways to find bookmarks of interest in onomi. One can search by user, by tag, or by words in the short, free text description field.

Adding a notion of tag type would help clarify the meaning of tags and allow deeper system interpretation.

We would like to understand in which ways the tool is being used, e.g., simply as a personal bookmarking tool, for information discovery, as a mechanism for sharing and disseminating information, as a repository for project-related resources, and/or for expert finding. We are also interested in the social influences and evolution. Will virtual communities develop? Are people more likely to copy or view the most popular bookmarks (hence making them more popular)? How will use and behaviors (both individual and community) change over time? Are people more likely to use tags others have already adopted? Will tags begin to converge ? Will new tags be introduced as “communicative tools” and will they be adopted by others? What other innovative or unanticipated uses will emerge?”

L’article Onomi: Social Bookmarking on a Corporate Intranet


Un nouveau portail pour l’enterprise search

24 / 05/ 2006 Sylvie Le Bars - Arkandis

A l’occasion de la conférence « Entreprise Search Summit” qui se déroule en cette fin mai à New York, Information Today, Inc annonce le lancement d’un portail dédié à recherche d’informations pour les entreprises ainsi qu’aux technologies associées.

Sur ce portail on trouve une organisation temporelle de l’information :

  • News
  • Livres blancs
  • Rapports de recherche
  • Evénement sur le web
  • Conférences

Et une organisation par rubriques :

  • Centre de démonstration
  • Classification et taxinomies
  • Technologies liées à la gestion de contenu et à la recherche
  • Extraction d’entités et autres processus automatiques
  • Navigation à facette
  • Projet et management
  • Visualisation des résultats
  • Analyse des logs de recherche –Search Analytics
  • Architecture de l’information
  • Tagging et Méta données
  • Outils pour la Découverte

Un portail à suivre pour qui comme moi s’intéresse de très près à l’accès à l’information dans l’entreprise.

L’adresse du portail.


Existe-il des projets de social bookmarking dans les entreprises ? Les résultats sont-il différents de ceux obtenus avec del.icio.us ? Quelles sont les solutions mises en œuvre ?

Le sujet est tout juste frémissant.

Peu de projets, de bookmarking social en entreprise, ont fait l’objet de publication. IBM semble pionnier avec 2 projets le plus ancien liés au projet ThinkPlace et le second DogEar qui a fait l’objet d’un article dans ACM Queue en novembre 2005. Lucent communique aussi sur un projet de ce type.

Une plate-forme de bookmarking social pour l’entreprise, c’est l’équivalent à de del.icio.us alimenté uniquement par une communauté, un projet ou plus largement tous les employés d’une entreprise.

Le bookmarking

L’enregistrement de signets est une technique de PKM (Personal Knowledge Management) largement partagée, car elle fait gagner un temps précieux pour retrouver des ressources mémorables. L’organisation de ces signets est au mieux réalisée en suivant un classement hiérarchique. Souvent les signets sont en vrac, donc peu trouvables.

Le social Bookmarking

Pourquoi les services de bookmaking sociaux ont-ils une telle popularité ? J’explique ce succès par deux facteurs l’un purement technique sur la gestion proprement dite des signets : ubiquité et trouvabilité, et le second sur l’accès aux signets déposés par tous les utilisateurs du service (mesurer la popularité d’un signet, identification de pairs, recherche d’information).

Ubiquité

Les signets sortent du poste de travail. Ils deviennent accessibles depuis un navigateur anonyme.

Trouvabilité

L’utilisateur décore ses signets de mots clés –tags- qui décrivent la ressource augmentant ainsi la trouvabilité de chaque signet et par la même sa réutilisation. Au-delà de cette simplicité, après quelques semaines d’utilisation d’un tel service, on se rend compte que l’utilisation de mot-clés pour décrire une ressource n’est pas si évidente. On utilise souvent des synonymes, on utilise plusieurs langues. Et la fonction d’améliorer la trouvabilité ne fonctionne réellement que si l’on prend le temps de la réflexion sur des thèmes spécifiques, que l’on prend le temps de fusionner certains mots-clés. Une prise de conscience de son propre travail et des motivations liées à l’enregistrement d’un signet…

Social

D’un point de vue social, la plate-forme permet d’accéder aux signets des autres membres du service, et donc de découvrir des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt. Elle permet aussi de mesurer la popularité d’un signet.

Recherche d’information

D’un point de vue recherche d’information, la plate-forme permet de découvrir des ressources privilégiées et ainsi d’initier une nouvelle forme de recherche d’information qui permet presque de réserver Google aux cas de force majeure.

Transposition dans l’entreprise

Toutes ces bonnes propriétés peuvent-elles être transposées au sein d’une entreprise ? Je réponds oui sans aucune hésitation avec même une démultiplication des bénéfices.

Individuel

D’un point de vue gestion de ses signets, une plate-forme de social bookmarking apportera aux utilisateurs les mêmes service au sein de l’entreprise qu’une plate-forme de type del.icio.us.

Collectif

D’un point de vue social, les bookmarks tracent les centres d’intérêt de chaque utilisateur, et permettent d’identifier les personnes susceptibles d’intervenir sur un problème pour lequel elles manifestent un intérêt. Les utilisateurs appartiennent tous à la même organisation et deviennent tous plus que des contacts, mais des contributeurs. Identifier les membres d’une communauté. Partager des ressources pour un projet.

D’un point de vue recherche d’information, le résultat sera encore plus probant que celui que l’on peut constater en utilisant del.icio.us. Les contributeurs de la plate-forme travaillent pour le même service, ou plus largement pour la même entreprise, ainsi les signets consignés profitent de ce filtre social très fort.

Bonus

Le social bookmarking va produire un matériau d’une absolue richesse les mots-clés. Les mots-clés de del.ico.us constituent un matériau inexploité, sauf peut-être par des chercheurs qui étudient ce phénomène social. Par contre, en entreprise, l’analyse de ces marqueurs sémantiques constitue un formidable observatoire des tendances, des besoins, du vocabulaire utilisé pour décrire une activité. Ils constituent le meilleur ferment pour construire une taxinomie, ou faire évoluer une taxinomie existante.

Dans un prochain billet je présenterai les solutions logicielles pour installer une plate-forme de social bookmarking dans l’entreprise.

Ressources sur le sujet :


“DE L’INFORMATIQUE (savoir vivre avec l’automate)”

17 / 05/ 2006 Sylvie Le Bars - Arkandis

[photo]

“DE L’INFORMATIQUE (savoir vivre avec l’automate)”le nouveau livre de Michel Volle est en librairie, mais il est aussi accessible en ligne.

Le sommaire

Le site de Michel Volle


Extrait du communiqué de presse : « Business Object annonce aujourd’hui une nouvelle solution permettant aux utilisateurs des solutions de Google Search Appliance et Google Desktop de rechercher et récupérer toutes leurs informations d’entreprise. Grâce à cette intégration, les clients conjoints de Business Objects et de Google qui utilisent Google OneBox for Enterprise seront en mesure d’accéder, à partir d’une seule recherche, à une large gamme de données structurées et non structurées. BusinessObjects permettra également aux utilisateurs de Google Desktop d’accéder en un seul clic à tous les rapports Crystal Reports® enregistrés sur leur disque dur et à tous les rapports intégrés à de nombreuses d’applications packagées utilisées par les entreprises. »

L’annonce de Google OneBox

Suite de l’article sur Rumeur Publique


Dans un billet récent, Jerry Mc Govern s’interroge sur la nécessité de mettre un moteur de recherche à la disposition des visiteurs d’un site : Do you relaly need search on your website ?

La formulation de la question suggère que ce n’est pas nécessaire. Voilà les arguments qu’il expose liés à son expérience :

Il constate que 2% des visiteurs de son site ont utilisé le moteur de recherche pour accéder à 0,5 % des pages vues en une année. Il projette son manque d’enthousiasme, et son impression de perte de temps dans l’usage des moteurs de recherche. Il rappelle que 62% des personnes se contentent de la première page de résultats proposée par un moteur de recherche et que 90% ne dépasse pas la troisième page. Alors qu’en 2002 ils étaient respectivement 42% et 81% - étude menée Jupiter Research. Le soin apporté à la première page de résultat est donc primordial. Soin qui nécessite de passer du temps à observer les logs des recherches effectuées pour affiner le fonctionnement du moteur. Il redoute que la mise à disposition d’un moteur de recherche cache une grande négligence sur l’organisation des contenus. ET rappelle que gap.com n’a pas besoin d’un moteur de recherche parce qu’il est facile d’accéder à l’information recherchée uniquement par navigation. La recherche est un processus pas un projet.

Do you really need search on your website?

Les articles de Gerry MC Govern dans la catégorie Optimiser son moteur de recherche.


LibraryThing, un parmi les centaines de services on-line qui ont une composante « web2 », permet de créer un catalogue de sa bibliothèque. Ce catalogue est bien sûr accessible à tous. Chaque ouvrage peut être décoré par des tags. Du web2 quoi ! Jusqu’à très récemment, les livres étaient uniquement identifiés par les tags des contributeurs, mais comme la classification des livres existe par ailleurs, elle vient d’être ajoutée par le producteur de ce service. D’où la polémique sur le blog du service taxinomie, folksonomie co-existence ? J’utilise ce service, et j’ai à l’occasion rédigé une petite note sur les tags qui m’ont dans un premier temps parus pertinents. Ces tags concernent mon expérience du livre, notamment la raison pour laquelle il se trouve dans ma bibliothèque. Aucune taxinomie officielle du sujet ne me sera utile pour organiser ces livres. Par contre la taxinomie officielle peut me permettre de découvrir des ouvrages dans la même catégorie que je pourrais souhaiter consulter. Folksonomie et taxinomie ne jouent définitivement pas dans la même catégorie. Les tags que j’utilise sont avant tout destiné à l’usage que je fais ou souhaite faire des articles, livres, photos, signets…Une sorte de projection de mon univers mental sur des « objets ». Une bonne façon de capture la connaissance au sens ou elle peut être entendue dans mon billet précédent sur la méthode préconisée par Jean Paul Baquiast….

Le calaogue de ma bibilothèque sur LibraryThing

Le billet sur le blog de LibraryThing

[découvert grâce à Joho the blog]


Un des premiers articles, publiés par Jean Paul Baquiast sur le blog qu’il anime avec Christophe Jacquemin, concerne l’utilisation des outils de mécanique quantique pour l’acquisition de connaissances. En fait il s’agit d’illustrer l’utilisation de la méthode MRC : Method of Relaivized Conceptualisation de Mioara Mugur-Schächter sur la représentation du chômage. Très très convaincant. J’en recommande la lecture.

« …il est urgent de renoncer au réalisme pour faire progresser les connaissances. Les concepts de virus, gène, neurone, pas plus que ceux d’inflation, de libéralisme de terrorisme, d’homosexualité ne sont plus suffisants pour expliquer les faits et conduire les politiques, si on oublie qu’il ne s’agit que de constructions dont chacune est localisée dans le temps et dans l’espace. Ces constructions doivent aujourd’hui être dépassées par des démarches intégratives qui prennent en compte le point de vue de celui qui les utilise. On ne parle pas de la même façon du libéralisme quand on est riche ou pauvre. »

L’article sur Philoscience - Le blog de Jean-Paul Baquiast et de Christophe Jacquemin

Le livre de Jean Paul Baquiast à télécharger

[via le forum Yahoo developpementpersonnel]


Deux applications.

La première Visual Thesaurus est commerciale et peut être installée sur son PC ou accessible on-line.

La seconde Lightweight Visual Thesaurus est gratuite et accessible on-line. Attention elle fonctionne avec FireFox.

Voici deux copies du graphe dessiné pour le mot « man ».

[copie ecran visual thesaurus]

[copie ecran lightweight visual thesaurus]

[découvert avec PluriTAL]

tags


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Ce journal, en ligne depuis décembre 2004, me permet de vous faire partager mon point de vue sur l'actualité des technologies d'accès à l'Information de l'Entreprise.

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